SCIENCE DES COULEURS

Explorateur de fonctions de transfert

RAMPES DE DÉGRADÉ : COMPORTEMENT DANS LES OMBRES DE CHAQUE COURBE, NORMALISÉ À SON PROPRE PIC
COURBES · EOTF : SIGNAL EN ENTRÉE → cd/m² EN SORTIE
ÉCHELLE DE LUMINANCE
ÉCRAN VIRTUEL RAPPORT DE CONTRASTE200,000:1 PQ EST ABSOLU : LES CURSEURS NE LE DÉPLACENT PAS
EN PROFONDEUR
EOTF · OETF · OOTF+
Trois courbes différentes sont confondues sous le nom de « gamma ». L'OETF encode la lumière de la scène en signal dans la caméra ; l'EOTF décode le signal en lumière d'écran ; leur combinaison de bout en bout, l'OOTF, n'est délibérément pas l'identité. Le rendu SDR applique un gamma système d'environ 1.2 pour compenser le visionnage en environnement sombre. Tout ce qui est tracé ici est une EOTF : signal en entrée, cd/m² en sortie.
Gamma en puissance et sRGB+
L'encodage vidéo s'est construit autour de la réponse native du CRT, proche de L = Lw·V^2.4, un heureux hasard, puisqu'elle approche aussi l'uniformité perceptive. Les courbes en puissance pures ont une pente infinie à zéro, donc l'EOTF de sRGB y greffe un pied linéaire sous V ≈ 0.04. L'affirmation courante « sRGB est un gamma 2.2 » est une approximation : la courbe par morceaux passe plus sombre dans les ombres qu'un 2.2 pur. Faites glisser le curseur γ contre la courbe sRGB pour voir où elles divergent.
BT.1886 : ancrée sur un écran réel+
L'EOTF de référence pour la HD. Pas simplement « gamma 2.4 » : L = a·(V + b)^2.4, où a et b sont résolus à partir du blanc Lw et du noir Lb mesurés de l'écran. Un niveau de noir non nul relève toute la région des ombres ; quand Lb → 0 (OLED), b → 0 et la courbe converge vers un 2.4 pur. Faites glisser le curseur NIVEAU DE NOIR et regardez les ombres se détacher de la courbe en puissance : voilà pourquoi le même étalonnage se lit différemment sur un LCD et un OLED, et pourquoi la calibration mesure les deux extrémités de la courbe.
PQ : SMPTE ST 2084+
L'EOTF HDR, et elle est absolue : une valeur de code signifie une luminance exacte quel que soit l'écran. 50% de signal ≈ 92 cd/m², 75% ≈ 1,000 cd/m². Remarquez que les curseurs de l'écran virtuel ne la déplacent jamais. La courbe a été ajustée sur le modèle de sensibilité au contraste de Barten : 12 bits couvrent 0.0001 à 10,000 cd/m² avec une quantification maintenue sous le seuil de visibilité. Quand la crête d'un écran est inférieure à la crête de mastering, le tone mapping décide du sort du haut de la courbe : cette négociation est la raison d'être des métadonnées statiques HDR10 et des métadonnées dynamiques Dolby Vision.
HLG : hybrid log-gamma+
ARIB STD-B67, adoptée dans BT.2100 pour le broadcast. Scene-referred : le signal encode la lumière relative de la scène (racine carrée sous 50%, logarithmique au-dessus) et l'écran applique un gamma système qui dépend de sa propre crête : γ = 1.2 + 0.42·log₁₀(Lw/1000). Faites glisser le curseur de CRÊTE : HLG se remet à l'échelle avec lui tandis que PQ reste fixe. C'est la scission fondamentale. HLG s'adapte à l'écran et à la pièce, PQ leur dicte sa loi. Aucune métadonnée requise, et la dégradation est propre sur les écrans SDR, raison pour laquelle le direct l'a choisie.
Luminosité et contraste : les deux ancres+
Le rapport de contraste est Lw/Lb, et le terme de noir domine la perception : diviser le niveau de noir par deux fait plus pour le contraste perçu que doubler la crête. Les réglages classiques « luminosité » et « contraste » déplaçaient l'offset de noir et le gain du signal, remodelant exactement les courbes tracées ci-dessus. Les curseurs de l'écran virtuel reproduisent cela : la crête fixe où les courbes culminent, le niveau de noir relève leur plancher et recalcule BT.1886. Savoir si une dalle réelle suit vraiment sa courbe cible est une question de mesure : suivi des gris vérifié à la sonde, avant et après. Réserver une calibration →

CE QUI N'EST PAS MESURÉ N'EST PAS CALIBRÉ. · RETOUR AU MODÈLE DE VOLUME →